Mercredi 28 juin 2006
3
28
/06
/2006
15:56
Flamencocorico !
Le peuple de France a retrouvé ses Bleus en cette belle soirée de juin. L'équipe de Domenech a enfin livré un match complet et sérieux face à un adversaire redoutable. Elle nous a rappelé pourquoi on l'aime tant : dos au mur, cette bande-là n'a pas son pareil pour faire briller ses héros et renverser les montagnes, avec un panache que beaucoup de rivaux nous envient.
L'analyse du match devient facile lorsque chacun
des grands joueurs qui compose le groupe donne le meilleur de lui-même : Makélélé et Vieira ont été impressionnants en même temps, Ribéry s'est déchainé après avoir loupé un immanquable dépucelage, et Zidane fut encore décisif, sans être obligé d'être aussi stratosphérique qu'il y a quelques années. L'ensemble a joué avec patience, laissant les espagnols venir s'ampaler sur l'axe défensif ou perdre des forces en essayant vainement de passer par les ailes. Direction les cars pour les Ibères et leur mauvais coach, tombé dans le piège tactique de Raymond, et obligé de reconnaitre que sans expérience, il est difficile de gagner dans de tels rendez-vous.
Direction les quarts et le Brésil, donc, pour un match qui sera obligatoirement mémorable. Face aux bonnes équipes, la stratégie du 4-2-3-1 me paraît plus efficace que contre de petites formations. Si par bonheur Henry acceptait enfin de retrouver sa position à gauche, laissant à Trézéguet un poste qu'il maîtrise mieux que lui, la dream team serait en place, et physiquement dans d'excellentes dispositions grâce au beau travail du préparateur physique
Duverne.
La presse française a eu tôt fait de transformer une équipe de vieux joueurs méprisants en futurs vainqueurs de l'épreuve, avec son habituelle facilité au retourné de veste accrobatique. La vérité est entre les deux. Si elle a prouvé qu'elle avait au moins les même armes que ses concurrents pour aller au bout, l'équipe de France a surtout rappelé qu'elle ne partirait pas sans avoir donné son coeur et ses trippes. Et ce sont encore ses infidèles et difficiles supporters qui vont se régaler.
Remarques en vrac
- L'arbitre italien devrait logiquement arbitrer la finale. Il a été parfait. Enfin.
- Les 3 buteurs français ont pris un carton jaune. Heureusement que Ribéry n'a pas réalisé un doublé...
- La France n'a perdu qu'un match dans les phases éliminatoires depuis 1992 (en 2004, contre ces imposteurs de Grecs)
- La France n'a pas perdu contre le Brésil depuis... pffou... 1992, et 1958 en match officiel.
- Henry avait le record de hors-jeux dans les matchs de poule (9). Il en a ajouté 8 à son compteur en un seul match ! Bel hommage à Djibril Cissé, présent dans les tribunes.
- Pauvres espagnols : un coach raciste, des supporters siffleurs idots, une presse arrogante... ils ont pourtant de bons joueurs.
- Vieira : 2 buts, 2 passes décisives, et Domenech l'avait prevu... Et s'il avait raison sur toute la ligne, le coach honni ?
Le peuple de France a retrouvé ses Bleus en cette belle soirée de juin. L'équipe de Domenech a enfin livré un match complet et sérieux face à un adversaire redoutable. Elle nous a rappelé pourquoi on l'aime tant : dos au mur, cette bande-là n'a pas son pareil pour faire briller ses héros et renverser les montagnes, avec un panache que beaucoup de rivaux nous envient.L'analyse du match devient facile lorsque chacun
des grands joueurs qui compose le groupe donne le meilleur de lui-même : Makélélé et Vieira ont été impressionnants en même temps, Ribéry s'est déchainé après avoir loupé un immanquable dépucelage, et Zidane fut encore décisif, sans être obligé d'être aussi stratosphérique qu'il y a quelques années. L'ensemble a joué avec patience, laissant les espagnols venir s'ampaler sur l'axe défensif ou perdre des forces en essayant vainement de passer par les ailes. Direction les cars pour les Ibères et leur mauvais coach, tombé dans le piège tactique de Raymond, et obligé de reconnaitre que sans expérience, il est difficile de gagner dans de tels rendez-vous.Direction les quarts et le Brésil, donc, pour un match qui sera obligatoirement mémorable. Face aux bonnes équipes, la stratégie du 4-2-3-1 me paraît plus efficace que contre de petites formations. Si par bonheur Henry acceptait enfin de retrouver sa position à gauche, laissant à Trézéguet un poste qu'il maîtrise mieux que lui, la dream team serait en place, et physiquement dans d'excellentes dispositions grâce au beau travail du préparateur physique
Duverne.
La presse française a eu tôt fait de transformer une équipe de vieux joueurs méprisants en futurs vainqueurs de l'épreuve, avec son habituelle facilité au retourné de veste accrobatique. La vérité est entre les deux. Si elle a prouvé qu'elle avait au moins les même armes que ses concurrents pour aller au bout, l'équipe de France a surtout rappelé qu'elle ne partirait pas sans avoir donné son coeur et ses trippes. Et ce sont encore ses infidèles et difficiles supporters qui vont se régaler.
Remarques en vrac
- L'arbitre italien devrait logiquement arbitrer la finale. Il a été parfait. Enfin.
- Les 3 buteurs français ont pris un carton jaune. Heureusement que Ribéry n'a pas réalisé un doublé...
- La France n'a perdu qu'un match dans les phases éliminatoires depuis 1992 (en 2004, contre ces imposteurs de Grecs)
- La France n'a pas perdu contre le Brésil depuis... pffou... 1992, et 1958 en match officiel.
- Henry avait le record de hors-jeux dans les matchs de poule (9). Il en a ajouté 8 à son compteur en un seul match ! Bel hommage à Djibril Cissé, présent dans les tribunes.
- Pauvres espagnols : un coach raciste, des supporters siffleurs idots, une presse arrogante... ils ont pourtant de bons joueurs.
- Vieira : 2 buts, 2 passes décisives, et Domenech l'avait prevu... Et s'il avait raison sur toute la ligne, le coach honni ?
Par Cedric Chaumette
-
Publié dans : Ceci cela...
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Voici un extrait de la revue de presse de ce matin sur france-inter :
FRANCE-COREE, l'avis de Patrick, notre consultant en foot.
Aussi, vendredi prochain faudra-il surtout nous méfier de nous-même. Sans Zidane, mais on l'espère avec Trézéguet, il devrait être facile de passer au moins 2 buts à des Togolais éliminés. Sinon le divorce avec le public plusieurs fois repoussé sera ce coup-ci inévitable.
FRANCE-SUISSE, l'avis de Patrick, notre consultant en foot.
Domenech avait choisi de faire plaisir à tout le monde en sélectionant l'équipe plébiscitée par les journalistes et les fans. Tout le monde s'est trompé. Pour affronter les Coréens dimanche, il faudra revenir à la formation préparée par le coach depuis 6 mois, avec Trézéguet aux côtés d'Henry, et Dhorasoo à la place de Vieira, en relai des montées de Sagnol. L'action du Parisien en fin de match sur une remise de la pointe Saha est ma raison de rester optimiste. Et c'est Zizou himself qui se fera le devoir de briser l'envoutement en claquant le premier but.
Il y a quelques jours, J'ai acheté un CD d'occasion sur www.amazon.fr. J'ai reçu cet article en une semaine dans un emballage très bien protégé. En fait d'occasion, il s'agit d'un cd neuf venant d'un commerçant qui dispose d'un site web sur lequel on peut commander directement (